L’Organisation mondiale de la santé a révélé le jeudi 16 février 2012 que les femmes atteintes du VIH ou qui sont largement exposées au virus, ont la possibilité de poursuivre l’utilisation de leur contraception hormonale.
Evaluation d’études existantes
L’étude parue dans Lancet Infectious Diseases en octobre 2011, démontrait que les méthodes contraceptives hormonales telles que la pilule ou les injections de contraceptifs augmenteraient les risques pour les femmes d’être infectées par le virus du sida. Elle suggérait également que celles qui étaient atteintes du sida et qui utilisaient le contraceptif hormonal, avaient plus de chance de contaminer leurs partenaires sexuels, contrairement à celles qui n’utilisaient pas cette technique de contraception.
L’OMS a décidé de procéder à une réévaluation des données recueillies des diverses études, les 31 janvier et 1er février 2012. La table ronde devait rassembler 75 professionnels dotés d’expertise et issus de 18 pays.
Nouvelles recommandations
Ils sont parvenus à la conclusion que les femmes porteuses du virus du sida ou considérablement exposées, pouvaient légitimement poursuivre la méthode contraceptive hormonale, mais ils ont aussi fait ressortir le fait qu’elles devaient avoir recours à l’utilisation de préservatifs afin de ne pas contaminer autrui ou d’être infectées du virus.